Roland Dominici - président de la Coordination des industries touristiques.
Selon Roland Dominici, président de la Coordination des industries touristiques: "L'économie résidentielle n'est pas basée comme on a voulu le faire croire sur la création de résidences secondaires.Elle regroupe les activités économiques destinées à satisfaire les besoins de la population du territoire dite résidente"
"Tourisme résidentiel", une notion qui, dans les faits, n'existe pas dans le projet et que l'on confond, faute d'une lecture de texte adéquate, avec un concept impliquant une approche toute différente.
Explications de Roland Dominici.Extrait d'un article du 17 Novembre paru sur corse matin.
Selon Roland Dominici:
-Il est regrettable que l'exécutif ait économisé une explication de texte qui, par son effet pédagogique, aurait permis à tout à chacun de savoir de quoi on parle, à savoir:
Le padduc évoque le concept d'économie résidentielle et non de tourisme résidentiel...Différence énorme...
-L'économie résidentielle:
Cela regroupe les activités économiques destinées à satisfaire les besoins de la population du territoire résidente, à savoir:
L'ensemble des activités locales ( artisanat, commerces, services médicaux, manifestations culturelles, loisirs et services à la personne)dont les produits et services sont voués à être consommés sur place directement par les personnes présentes sur un territoire: les résidents permanents qui y vivent et qui y travaillent ou les résidents occasionels tels que les retraités ou touristes.
Donc l'économie résidentielles n'est pas basée, comme on a voulu le faire croire, sur la création de résidences secondaires, ce que , de surcroît, la coordination des industries touristiques ont toujours combattu.
La Corse avec sa faible démographie a un marché de consommation interne relativement faible que les flux touristiques permettent d'optimiser et d'accroître.Le territoire attire ainsi des revenus de l'extérieur qui constituent une base économique, ce revenu stimule l'activité locale, l'emploi, déterminant par la même la cohésion d'un territoire.
Le secteur agricole avec de faible volumes de production a du mal à exporter ses produit à l'exception du secteur vinicole ou agrumicole.A ce titre, l'economie résidentielle dont le moteur est la production consommée sur place serait une aubaine pour les producteurs.
On ne peut arguer que le tourisme va accaparer des terres à vocation agricole quand on sait que le Padduc augmente la superficie des terrains alloués à l'agriculture et qu'à ce jour 60% de ceux-ci sont encore inexploités.
Selon le Padduc:
-La Corse priviligiera un tourisme maîtrisé et équilibré en rapport avec la densité de population résidente.
-Créer 18 000 lits supplémentaires en 15 ans, ce qui n'a rien d'excessif, rapporté aux 120 000 lits actuels, afin de disposer à terme d'une offre solide et compétitive.La Corse peut s'inscrire dans une optique de dévellopement durable de manière mesurée en préservant les équilibres des térritoires et la qualité de l'environnment. Le pic de fréquentation actuel se situe à un peu plus de 300 000 visiteurs et compte tenu de l'évolution démographique de l'île, la Corse pourrait accueillir à l'horizon 2020 quelque 350 000 visiteurs en pointe... on est loin du tourisme que les détracteurs Padduc brandissent à tout propos!
Comment croire que les professionnels du tourisme pourraient vouloir détériorer l'environemment, les sites sensibles et remarquables alors que ces derniers représentent leur fonds de commerce...
Il semble que les orientations de Padduc soient cohérentes en affirmant que la Corse doit rester une destination reconnue comme typées et de caractère, à dimension humaine, loin d'un tourisme banalisé et de masse.