Moins d'un an après leur mise en service, les nouveau autorails AMG 800 sont à l'arrêt. En cause : l'usure prématurée des roues, due à des problèmes de freinage, pour laquelle la société qui a commercialisé les AMG n'a pas encore trouvé d'explication. En attendant, les CFC ont donc remis en circulation les anciens trains datant de 1970. Pour l'instant, aucune date n'a été fournie pour le retour des AMG, que ce soit par les Chemins de Fer de la Corse, ou par la collectivité territoriale, propriétaire du parc roulant. La possibilité de renforcer le réseau ferroviaire par des bus, notamment pour la saison estivale, a d'ailleurs déjà été évoquée mardi au cours d'un comité d'entreprise exceptionnel. Les syndicats, et notamment le STC, demandent des comptes à la Collectivité Territoriale notamment sur le choix du constructeur des AMG et le déroulement de l'appel d'offres. Pour rappel, les nouveaux trains ont coûté 48 millions d'euros à la CTC.
Les syndicats et le chef de gare d'Ajaccio, Claude Botti, dénoncent « l'attitude de la Collectivité de territoriale de Corse à l'égard des personnels techniques des CFC », mais aussi ses choix lors de l'attribution du marché. « La SNCF avait été écartée au profit d'un autre constructeur : la CFD, en faillite à l'époque. » Et de rappeler l'investissement consenti alors, soit 380 millions d'euros, dont 48 pour les seuls autorails.
« En plus, les AMG n'étaient pas configurés pour être attachés entre eux, ils ont été modifiés ! Le dernier en date a vu son moteur exploser au démarrage ! » Pour lundi, plusieurs solutions sont à l'étude, notamment celle consistant à assurer une liaison sur deux en train, l'autre en car, voire des liaisons mixtes.
